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32 aliments testés: trop d’acides gras trans dans de nombreux aliments

Des aliments aussi divers que de la pâte feuilletée ou des soupes en poudre contiennent trop d’acides gras trans. Ces derniers sont nocifs et doivent être évités au maximum

Les graisses que contiennent les aliments ne sont pas toutes identiques et n’ont pas toutes les mêmes vertus. Certaines sont beaucoup plus nocives que d’autres, en particulier les acides gras trans (AGT), responsables de surpoids et de maladies cardiovasculaires (lire encadré). Nous devrions donc en consommer le moins possible.

L’excuse de l’AGT naturel

Mais l’industrie agroalimentaire voit cela d’un tout autre œil. En effet, elle utilise fréquemment des AGT, notamment pour la fabrication de plats précuisinés. Plus précisément, l’industrie se sert d’huiles végétales durcies par «hydrogénation». C’est cette transformation qui engendre les AGT (que l’on trouve aussi dans les produits laitiers et certaines viandes, mais qui seraient moins nocifs, selon certaines études).
Bon à Savoir a donc, en collaboration avec son partenaire alémanique K-Tipp, fait analyser 32 aliments de la grande distribution. Résultat: la moitié de ceux-ci ont une teneur supérieure à 2% d’AGT, par rapport au total des graisses, ce qui n’est pas illégal mais deux fois plus que le plafond maximum prévu dans la future directive européenne (voir tableau). De leur côté, les fabricants assurent que ces AGT proviennent des produits laitiers ou des viandes utilisés et qu’il n’est pas possible d’en réduire la teneur (pourtant ceux qui n’utilisent pas de tels ingrédients promettent néanmoins des améliorations).

Peuvent mieux faire

Hugo Saner, médecin spécialisé dans la prévention des maladies cardiovasculaires à l’hôpital universitaire de Berne, n’en demeure pas moins étonné: «Ce qui m’a surpris avant tout, ce sont les écarts des teneurs en AGT. Cela montre que l’on peut faire encore mieux». Certains fabricants l’ont d’ailleurs prouvé en abaissant la teneur en AGT
de leurs produits suite à une enquête similaire menée en 2004 par l’émission Kassensturz.
L’Union européenne prévoit de fixer un taux maximal de 1% d’AGT dans les graisses.
Quant à la Suisse, elle attend la décision européenne pour suivre le mouvement. Pendant ce temps, les consommateurs n’ont aucun moyen de connaître la teneur en AGT de ce qu’ils mangent. Pour limiter les risques, ils ne peuvent qu’éviter de manger trop de plats précuisinés et chercher, sur les étiquettes, les mentions du type «huile partiellement hydrogénée».

Bennie Koprio,
Marcello De Cristofaro / yac

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