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10 casques pour deux-roues: protéger sa tête sans se ruiner, c’est possible!

La totalité des modèles testés est conforme aux normes européennes. Certains s’en sortent mieux que d’autres, mais les différences sont minimes, ce qui n’est pas le cas des prix qui varient du simple au quadruple.

Le printemps installé, les deux-roues sortent des garages et les motards ne songent plus qu’aux belles vadrouilles. Citadine ou campagnarde, cette activité n’est pas sans risque: Fragile Suisse, association pour les traumatisés crânio-cérébraux, précise que 5000 jeunes sont victimes chaque année en Suisse d’un tel traumatisme, notamment suite à un accident de la circulation. De son côté, le Bureau suisse de prévention des accidents (bpa) a recensé 100 décès de motards pour la seule année 2003.

Critères du test

Les conducteurs de scooters et motos le savent, la tête est la partie du corps la plus exposée aux chocs. Et si les têtes intelligentes se protègent, encore doivent-elles se protéger intelligemment…
En effet, trop souvent choisi pour son apparence, un casque devrait surtout répondre à un certain nombre de critères de sécurité. Pour savoir quels casques y répondent au mieux, Bon à Savoir et son partenaire alémanique K-Tipp ont
fait tester dix modèles intégraux. Selon trois critères principaux:
> résistance aux chocs;
> résistance des jugulaires et système de fermeture;
> maintien du casque sur la tête en cas de choc.
Nous avons sélectionné des modèles des marques les plus vendues, en veillant à couvrir une large gamme de prix, de 99 fr. à 499 fr. Ils ont été confiés à l’EMPA (Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche), à St-Gall.
Les conditions de tests ont bien sûr été strictement identiques pour l’ensemble des modèles et les chocs auxquels ils ont été soumis en simulation correspondent à ceux que peuvent subir les motards circulant à plein régime.

Résultats encourageants

Globalement, les résultats du test sont encourageants (voir tableau ci-dessous), car tous les casques sont conformes aux normes de sécurité européennes. Résultats en trois temps:
> Le meilleur – Un seul modèle a mérité un «très bon» et ce n’est
de loin pas le plus cher: le Bieffe 409, acheté 169 fr. chez Jumbo, qui s’est distingué par son excellente résistance aux chocs. Seul inconvénient, le modèle risque d’être prochainement épuisé, car l’entreprise qui le fabrique est au bord de la faillite.
> Les bons – Trois modèles sont encore jugés «bons» pour leur résistance aux chocs: le X601 de X-Lite, le Raid II de Shoei et le LZ6 de Lazer. Aussi résistants les uns que les autres, ces modèles se vendent à des prix très variables. Parmi eux, on trouve ainsi le moins cher du test, le LZ6 de Lazer, à 99 fr. D’un rapport qualité-prix imbattable, ce modèle présente néanmoins le défaut d’être tout noir, sans aucun motif, ce qui réduit sa visibilité.
> Le moins bon – Jugé tout juste «satisfaisant» en ce qui concerne sa résistance aux chocs et la qualité de sa jugulaire: le TAY-700 de Tayga, distribué par Migros. 

Réactions

Les résultats de l’enquête ont été soumis aux différents fabricants. Seuls Shoei et Nolan, pourtant bien classés, affirment tous deux que leurs casques avaient été mieux notés lors de précédents essais. Pierluigi Barbadoro, responsable du test auprès de l’EMPA, ne nie pas que «de légères variations sont possibles, mais qu’elles ne modifient en rien le bon classement des modèles en question».

Tout roule?

Comme le révèle notre enquête, tous les modèles testés sont conformes aux normes européennes. Est-ce à dire que tout roule? «Pas si simple», répondent les spécialistes. Les casques apparemment les plus sûrs peuvent en effet révéler des faiblesses en fonction de la force du choc.
Selon Erich Schuller, expert en matière d’accidents auprès de l’Institut médico-légal de Munich (Allemagne), «un casque réellement sûr serait d’une taille gigantesque et, par conséquent, d’un poids énorme.» Or, l’augmentation du poids des casques ne constitue pas la solution, puisque cela aboutirait à d’autres risques, notamment liés à la trop forte pression que l’air exercerait alors sur la tête du conducteur…
Par ailleurs, un certain nombre d’études visant à renforcer les normes de sécurité ont bel et bien été menées jusqu’à ce jour, mais les fabricants ne l’entendent pas de cette oreille et mettent les pieds au mur. Rolf Muntwyler / zeb

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