Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

12 articles d'hygiène féminine: le confort féminin ne coûte pas forcément cher

La moitié des 12 protège-slips et tampons testés sont confortables et de bonne qualité. Le pouvoir absorbant de trois produits, dont une serviette, sont nettement insuffisants. Résultats détaillés.

Il est des produits dont on se passerait volontiers, mais qui restent incontournables. C’est le cas des articles d’hygiène féminine, proposés dans une large gamme de choix et de prix. Pour savoir quels sont les meilleurs, Bon à Savoir et son partenaire alémanique K-Tipp ont fait tester six tampons et six protège-slips des marques les plus vendues, selon des critères de sécurité, de confort et de pouvoir absorbant (lire ci-contre). Globalement, le résultat est assez bon, puisque une seule serviette hygiénique et deux tampons (voir tableaux ci-dessous) sont jugés insatisfaisants.

Les meilleurs protège-slips

Si aucune serviette n’a mérité la mention «très bon», trois sont classées «bon»: Woman de Carrefour, Alena d’Estorel et Linda de Coop. La 1re et 3e sont aussi parmi les moins chères (23 ct./pièce). Le produit Woman a notamment su convaincre par son aspect, son confort et sa capacité d’absorption de l’humidité, de jour comme de nuit. Points à améliorer toutefois: la neutralisation des odeurs et la perméabilité à l’air. Même constat pour les serviettes Linda, dont l’emballage met justement en avant cette perméabilité. Mais le laboratoire a apprécié son confort et sa sécurité ainsi que son efficacité à neutraliser les odeurs, même si elle n’est pas signalée sur l’emballage. 

Les moins performants

Le produit le moins cher, Molfina de Migros, était aussi le moins convaincant: il donne rapidement une sensation d’humidité, ne laisse guère passer d’air et neutralise peu les odeurs. De surcroît, il a échoué à l’épreuve d’absorption.
Migros argumente que c’est la seule protection sans ailettes de notre test, et qu’elle propose un produit de même marque plus absorbant pour la nuit. Mais «les ailettes n’ont pas vraiment d’influence sur le résultat», rétorque Armelle Davy-Bevilacqua, qui a dirigé le test.

Tampons: du meilleur au pire

Les différences de qualité étaient plus manifestes entre les tampons. Premier et dernier du classement: les deux munis d’un applicateur. En effet, seul le Tampax Regular (le plus cher) a mérité un «très bon», et le o.b. Normal Confort s’est avéré carrément insuffisant. Il n’offre pas vraiment de confort et son niveau d’absorption est totalement insatisfaisant, car le tampon est trop grand, et devrait donc porter la mention «super». Les experts ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi un même tampon muni d’un applicateur est déclaré avoir un pouvoir absorbant supérieur au modèle qui n’en est pas pourvu (o.b. Normal).
Le fabricant, Johnson & Johnson, nous écrit pour sa part que l’indication du niveau d’absorption est respectée, et que la mention «normal» et «super» n’est pas obligatoire. Notre classement de cet article ne reposerait ainsi sur rien, selon lui, et devrait être corrigé.
Deux produits, sans applicateur, l’o.b. Normal et le Linda Normal, sont aussi bons. L’o.b. est notamment jugé très pratique et absorbant. Le Linda a perdu un grand nombre de fibres lors du test. Ce qui peut laisser le champ libre aux bactéries. 

Les moins bons

Molfina Normal de Migros remporte encore de justesse un «satisfaisant» vu son pouvoir absorbant moins convaincant. Et son confort laisse à désirer, notamment parce que, une fois rempli de liquide, son volume devient trop important, pouvant embarrasser l’utilisatrice lorsqu’elle l’ôte.
Même problème possible avec le Camelia Normal, qui de plus était trop peu absorbant. Le fabricant Kimberly-Clark a réagi à ce résul-
tat en avançant que les produits Camelia sont soumis à des tests d’utilisatrices qui les notent très bien.
Un récent test du magazine allemand Öko-Test a par ailleurs montré que les articles d’hygiène féminine ne contenaient pas de substances nocives pour la santé. Par contre, ils sont blanchis chimiquement, procédé non nocif pour les utilisatrices, mais peu écologique.
Rolf Muntwyler / ew

Voir les résultats
Lire l'article