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9 petits sacs à dos: petits et costauds, des sacs qui ont bon dos

Neuf petits sacs à dos passent à la moulinette: solides et confortables, tous sont jugés «bons», voire «très bons» pour quatre d’entre eux, parmi lesquels on retrouve les plus chers.

Il est loin le temps où le sac à dos fuyait la vie de tous les jours et ne se portait qu’en excursion, le plus souvent sous la forme d’un minable sac publicitaire. Un coup d’œil dans les grands magasins, aux arrêts de bus ou aux sorties d’école le confirment: le sac à dos s’est aujourd’hui imposé au quotidien.

Conséquence: les acheteurs sont prêts à bourse délier pour leur confort – de 60 à 100 fr. pour la plupart des modèles de la marque Eastpak, par exemple. Mais on trouve des modèles bien meilleur marché: la plupart des sacs vendus par les grands distributeurs sous leur propre marque coûtent entre 20 et 30 fr.

Ces sacs bon marché tiennent-ils la comparaison avec les modèles plus chers? Nous avons demandé à l’institut allemand ipi (Information et recherche sur les produits) de le vérifier. Pour ce faire, Bon à Savoir a acheté des modèles «all day» (trad.: pour tous les jours) des marques Eastpak, DaKine et O’Neill – parmi les marques les plus achetées en Suisse. A l’extrémité supérieure de la même classe de prix, nous avons retenu un modèle de Deuter et un sac de la marque Trunk & Co (sous-marque de Samsonite). Enfin, pour les sacs les meilleur marché, nous nous sommes pourvus chez Migros, Epa, Intersport et Carrefour.

Au banc d’essai

• Qualité: l’institut ipi a tout d’abord testé la qualité des matériaux: textile, ceinture, bretelles et fermetures éclair. Les parties à tester ont été étirées mécaniquement, le laboratoire mesurant la tension supportée avant de se déchirer.

• Usage: dans un second temps, les sacs testés ont dû faire leurs preuves à l’usage.

– Confort: c’est le point essentiel. Les bretelles sont-elles faciles à passer? La forme est-elle anatomique? Le sac est-il bien stable une fois les bretelles réglées de façon optimale? Reste-t-il en place en dépit de secousses latérales répétées? La répartition de la charge est-elle agréable?

– Résistance à l’eau: soumis
à une petite averse, le sac maintient-il au sec les affaires qu’il renferme?

– Fermetures: le sac se ferme-t-il facilement? Jusqu’où peut-on l’ouvrir pour y disposer des affaires? Les glissières coulissent-elles facilement?

– Place: combien y a-t-il de poches et de compartiments?

– Résistance aux taches: une tache de terre se laisse-t-elle détacher sans laisser d’auréole sur le sac?

Mention «bien»
Les résultats sont encourageants: qu’on préfère un look sportif, classieux ou neutre, un modèle au moins de chaque genre reçoit une mention «très bien». Alors que le meilleur (Deuter Navajo 25) et le Dakine Switch sont conçus pour une utilisation sportive aussi bien par leur design que par leurs poches extérieures, le modèle Manifold de Trunk & Co vise manifestement un créneau plus sage. Le plus neutre: le Padded Pak’R d’Eastpak, dépourvu de tout extra, poches ou autres.

Ces modèles sont aussi les plus chers, avec un prix supérieur à 79,90 fr. D’excellente qualité, ils n’ont fait preuve que de faiblesses bénignes lors des tests pratiques. Ainsi, ni le modèle de Deuter ni le Dakine n’ont brillé par leur résistance à l’eau. Ce qui est étonnant pour des modèles conçus pour une utilisation en plein air.

Mais c’est sa conception spartiate à l’excès qui a fait perdre quelques points au Padded Pak’R d’Eastpak. En revanche, si le Manifold est avec 850 g le sac le plus lourd du test, ce point n’a pas été pris en compte dans le classement.
Le Nikko Walker 25, vendu chez Carrefour, ne rate l’appréciation «très bon» que d’un chouïa et ne présente que des défauts secondaires. Son prix modeste en fait un achat très recommandable.

Tailles trompeuses
A propos de taille: mieux vaut ne pas se fier aux indications du fabricant! Le laboratoire a mesuré précisément le volume de chaque sac: les données fournies ne correspondent pas aux mesures effectuées. Ainsi, le Navajo 25 censé faire 25 litres n’en contient en réalité que 22, tandis que le Walker
25 atteint tout juste les 20 litres.

Enfin – bien que la chose ne soit pas aisée – il est payant d’essayer un sac en le remplissant des affaires que l’on emporte usuellement: agenda, bloc-notes, porte-monnaie, téléphone, petite laine, appareil de photo, etc. Si chaque chose trouve sa place idéale sans gêner le porteur du sac, c’est déjà la garantie de ne pas faire un achat totalement erroné.

Rolf Muntwyler/ bg

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