
Encore l’assurance maladie...
Chaque automne, le couperet tombe. Les assurances maladie sont donc à nouveau à la hausse. Moins que les années précédentes, mais à la hausse quand même. Petit guide pour agir.
Les hausses de l’assurance maladie ont pris de telles proportions ces dernières années que l’on a presque poussé un ouf de soulagement en apprenant que les primes n’augmenteraient «que» de 2,83% en 1999. Mais cette «faible» hausse est une moyenne nationale, qui concerne peu les Neuchâtelois (+ 5,7%) ou les assurés bernois de Visana (+30%)...
Voilà pourquoi nous répétons ce que nous avions d’ores et déjà titré il y a une année, dans le premier numéro de Bon à Savoir: comparez et agissez!
Il existe en fait deux critères pour changer de caisse: le meilleur prix à court terme et la fiabilité à long terme. Il est malheureusement rare que les deux aillent de paire!
700 000 personnes auraient changé de compagnie l’an dernier. C’est certes un chiffre impressionnant, mais cela ne représente toujours que 9% des assurés. Il semble qu’il s’agisse surtout des jeunes, adeptes de ce que l’on appelle désormais le «tourisme» inter-caisses. Un exemple: une famille neuchâteloise avec deux enfants économisera 2400 francs l’an prochain si elle est assurée auprès de Wincare (franchise minimale avec couverture accident) et qu’elle passe à Intras. Il s’agit certes d’un cas extrême, mais rarement une demi-journée, nécessaire aux formalités de transfert (lettre de résiliation, choix de la nouvelle caisse, adhésion) n’aura été aussi bien rémunérée!
Un problème cependant: les caisses offrant encore des primes avantageuses sont justement la cible de ces milliers de transferts. Elles se retrouvent alors «asphyxiées» par ces arrivées massives, car, à cause d’une absurdité de la loi sur l’assurance maladie, les nouveaux assurés laissent leurs réserves dans leurs
anciennes caisses. Du coup, elles doivent le plus souvent augmenter leurs tarifs l’an d’après, et tout est à refaire!
Voilà peut-être pourquoi 91% des assurés ne bougent pas. «La plupart de nos membres ne font pas la chasse à la caisse la meilleur marché, confirme Patrick Hubert, président du GPFI (Groupement pour la participation de la famille aux informations sur les assurances sociales), mais cherchent surtout la plus fiable.» D’où la démarche de son association, reprise dans la page qui suit: une classification des caisses en fonction de critères statistiques précis. Ils ne sont certes pas suffisants (il faudrait aussi juger des prestations telles que la rapidité de remboursement, l’efficacité de l’administration, etc.) pour établir un jugement définitif, mais ils permettent de donner une
bonne indication de la maîtrise financière des différentes caisses maladie.
Avec ces tableaux, mais aussi notre comparaison des primes sur Internet et notre ligne téléphonique pour répondre à toutes vos questions (voir pages suivantes), vous voici donc prêts à comparer. Et à agir!
Christian Chevrolet
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